À Rabastens, un repas de Noël solidaire avant l’heure
Pour la deuxième année consécutive, des bénévoles du Secours Catholique à Rabastens, dans le Tarn, ont organisé pour des résidents d’un Ehpad et des personnes isolées, qu’ils accompagnent tout au long de l’année, un repas de Noël solidaire afin de « réchauffer les cœurs ».
Il est midi et le service bat son plein. Des assiettes copieuses viennent garnir les tables décorées de guirlandes, de pignes de pins et de bougies. À quelques jours du Réveillon, le cinéma municipal de Rabastens, dans le Tarn, prend des allures de salle de banquet pour accueillir un repas de Noël solidaire à l’initiative d’une équipe du Secours Catholique. Près de soixante-dix personnes, accompagnées tout au long de l’année par les bénévoles, ont répondu à l’invitation. Au menu, un déjeuner gourmand composé de magret de canard, de toasts d’œuf et de hachis Parmentier, préparé par un traiteur.
Pour ces habitants de la ville, qui vivent seuls ou dans un Ehpad, c’est l’occasion de rencontrer du monde ou de croiser des visages familiers, perdus de vue. Et, ainsi, de ne pas ressentir plus durement à l’approche des célébrations de Noël le sentiment de solitude qu’ils connaissent dans leur quotidien. « Ils reçoivent très peu de visites et voient rarement leur famille, même durant les fêtes de fin d’année, explique Mireille, une bénévole. Notre présence est importante pour eux. Ce moment sert à réchauffer les cœurs ». Martine, organisatrice de cette après-midi festive et fraternelle, abonde : « On les enlace. On leur tient la main longuement. Ces personnes ont tellement besoin de contacts et d’amour ».
Redonner le sourire
Pour partager un moment dans la joie et la bonne humeur, l’équipe s’est allouée cette année les services d’un DJ. Et à confectionner un livret contenant les paroles d’une trentaine de chants de Noël ou de musiques populaires pour encourager les convives à pousser la voix. Entre le plat principal et le dessert – une variété de pâtisseries concoctées par une bénévole –, certains se jettent à l’eau et fredonnent les tubes de Joe Dassin et de Mike Brant. Les plus téméraires esquissent quelques pas de danse.
Vers 16h, la salle se vide, le groupe se sépare. Avec l’envie de se retrouver au prochain Noël. «